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Irashaimase mina-san






[B].ienvenue sur [D].iary-times01! (^o^)






Ici, vous allez suivre les vies de Miki Morashina , une jeune japonaise, dont la vie sera boulversée...







Présentation :

Prénom : Miki

Nom : Morashina

Age : 15ans


Miki est une jeune fille moyennement grande. Elle a de longs cheveux raides roux clair avec des reflets blonds (la joie de la teinture) et de magnifiques yeux bridés bleus. Elle a une corpulence fine et un petit visage ovale fin.
Elle ne porte que des habits de marque, trouvés et achetés par sa mère. Miki vit dans l'ombre de sa mère et a l'impression d'être une jolie poupée en porcelaine pour cette dernière. Miki a développé un caractère bien à elle : souriante avec les autres, invivable avec sa famille. Cependant, elle à toujours une bonne entende avec son frère aîné d'un an qu'elle appelle Nii-san.










Journal de Miki : pp._1 = 16.










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NOUVEAU SKYBLOG : STERN-TH










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# Posté le vendredi 21 juillet 2006 17:20
Modifié le vendredi 26 octobre 2007 13:06

[ P ] R O L O G U E *

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[P]rologue



Cher Journal,
Devine quoi ! Nous déménageons en Allemagne ! Argh ! L'horreur ! Si cela avait été la France, cela aurait été plus cool ! La France...le pays du romantisme...Paris, la tour Effel, le Louvre...mais non, il a fallu que ce soit l'Allemagne ! Toute cette histoire est partie de Grand-maman...je vais m'expliquer, cela fait trois jours. Je rentrais de l'école...



En rentrant, je sautais de joie. Nana m'avait dit que Satsuki voulait aller au bal de fin d'année avec moi! Satsuki ! Le meilleur parti de toute l'école, celui qui a un fan club et qui est l'héritier de la famille Yamamoto! Junko allait être verte. Et cela me rendait encore plus joyeuse. J'ouvris la porte de l'appartement et je vis immédiatement les hideuses chaussures de Père. Au porte manteau, je vis sa veste. Je filai dans ma chambre. Je passai dans notre immense appartement éclairé. Une fois dans ma chambre, je me débarrassai de mes chaussures d'uniforme et je regardai mon calendrier : le 20 Août. Père n'était pas censé être de retour de son voyage d'Okinawa où il y était pour son travail et pour prendre des nouvelles de Mamie. Il s'inquiétait pour elle pendant ses heures de congé, car il y a deux ans Papy est mort. Mamie vit seule dans une immense maison au bord de la mer avec des employés rien que pour elle. Pourquoi s'inquiète-t-il pour elle ?
Je m'assis sur mon lit et réfléchis. Ma chambre était grande et éclairée, car j'avais des baies vitrées et derrière celles-ci un balcon. Mon lit double se trouvait dans un coin de ma chambre. Au pied de mon lit se trouvait une male où traînait des magasines. Au mur, il y avait plein de poster : Miyavi, Ayumi Hamasaki, Antic Cafe, Gackt... Nana, ma meilleure amie, avait déniché des photos de lui nu et en avait fait un livre que sa mère a malheureusement trouvé.
Je soupirai, Nana était punie et elle pourrait de nouveau sortir dans une semaine. Je me relevai et m'assis à mon bureau et allumai mon ordinateur. Sans le remarquer, mes pieds avaient percutés des sacs. Je les pris et les déballai : des habits et des cosmétiques. Cela ne voulait dire qu'une chose : Maman s'était chargée de refaire ma garde-robe. Il y avait deux nouveaux jeans, trois pulls que j'avais vu dans le magasine *Teen Mode* et les derniers cosmétiques de Dior. Je soupirai. Ma mère me gavait à force de m'acheter mes habits. Le pire c'était que tout le monde adorait mes habits et ma mère en l'occurrence. Je me connectai à MSN et des fenêtres de conversation s'ouvrirent aussitôt :

Prisonnière dans son palais par le Tyran dit :
Salut ma puce!

-:Beauty:- dit :
Coucou ô toi princesse. Le prince charmant n'est toujours pas venu à ton secours? Lol

Prisonnière dans son palais par le Tyran dit :
Non! Et je suis pourtant restée sur le balcon pour qu'on me voie. Quoi de neuf?

-:Beauty:- dit :
Ma bellissime Mère m'a encore acheté des habits et des cosmétiques! Grâce à elle, je n'ai plus besoin d'aller faire les boutiques. Elle a déjà tout acheté!

Prisonnière dans son palais par le Tyran dit :
Oh ça va! C'est pas mal, tu peux te consacrer entièrement aux fêtes et à...Satsuki!^^

Je ris et regarda une autre fenêtre :

Etre Belle ou ne pas l'être? Pourquoi se poser la question, puisque je le suis?dit :
Helli Hello! Alors, c'est vrai pour Satsuki?

-:Beauty:- dit :
Coucou Mai! Déjà au courant? Je l'ai appris ce matin par Nana.

Etre Belle ou ne pas l'être? Pourquoi se poser la question, puisque je le suis?dit :
Moi, je viens de l'apprendre par la même source que toi. Alors, Satsuki te l'a demandé?

-:Beauty:-dit :
Non, pas encore.

Je pris une troisième conversation et je faillis tomber de ma chaise. C'était Satsuki !

Satsuki dit :
Salut. Ça va?

-:Beauty:- dit :
Coucou! Bien bien et toi?

J'encageai une conversation à trois avec Mai et Nana :

-:Beauty:- dit :
J'AI SATSUKI QUI ME PARLE!!!

Etre Belle ou ne pas l'être? Pourquoi se poser la question, puisque je le suis? dit :
QUOI ? MAINTENANT ?!

Prisonnière dans son palais par le Tyran :
Qu'est-ce qu'il dit? Ne lui répond pas trop vite ! Sinon il va croire que tu es une de ses fans !

-:Beauty:- dit :
Il m'a dit : « Salut. Ça va? »

Je repris la conversation de Satsuki :

Satsuki dit :
Bien. Je voulais savoir...

-:Beauty:- dit :
Oui ?

Satsuki dit :
Tu seras là pour le bal de fin d'année ?

-:Beauty:- dit :
Evidemment. J'ai vu une belle robe que je pourrai porter pour l'occasion.^^

Argh ! Il va me prendre pour une diva !

Satsuki dit :
Tu as un cavalier ? C'est con qu'on doive y aller par couple.

-:Beauty:- dit :
Non, je n'ai personne. C'est vrai que c'est con.^^

Satsuki dit :
Bien. Tu veux y aller avec moi?

-:Beauty:- dit :
Volontiers.

Satsuki dit :
Cool. On fera acte de présence et on file à une fête, ok ?

-:Beauty:- dit :
Ok.

Satsuki dit :
Cool. On se revoit lundi en cours.

-:Beauty:- dit :
Alors Byebye!

Satsuki se déconnecta et je me laissai aller sur mon dossier. J'avais été invitée par Satsuki ! Et en plus, nous irons à une autre fête! Il fallait que je l'annonce à mes amies :

Folle amoureuse ou heureuse? dit :
Satsuki...m'a invité au bal et à une autre fête!

I'm beautiful dit :
Tu vas devenir sa petite copine officielle! Hourra! Vive la popularité! Lol

Prisonnière dans son palais par le Tyran dit :
Miki, ne nous oublie pas quand tu seras célèbre!

J'allais lui répondre quand j'entendis ma mère :
« Miki! Viens immédiatement! C'est important!
Elle semblait toute excitée. Par bonne volonté, je décidai de lui obéir :
-J'arrive Maman! Je dis juste au revoir à mes amies! »

Folle amoureuse ou heureuse ? dit :
Je dois y aller. Ma mère m'appelle et c'est important, paraît-il. Byebye!^^

Je fermai MSN et je sortis de ma chambre. J'entrai dans la cuisine et je vis maman qui était derrière le comptoir et père qui buvait un café en lisant le journal. J'entendis la porte claquer. Maman me sourit et hurla au nouvel arrivant :
« Kenta ! Viens ici une minute ! »
Je vis mon frère arrivé avec une marche lente. Il est le genre de garçons à collectionner les copines : une par semaine. Kenta a un an de plus que moi. Il est grand et mince sans muscle. Il a un visage ovale avec des yeux bleus romantiques qui font craquer toutes les filles. Il a un trou à l'oreille ce qui amplifie son charme. Il a décoloré ses cheveux ce qui lui donne un côté rebelle. Toutes mes amies sont folles de lui. Mon frère s'assit à côté de mon père et je m'assis à côté de lui. Ma mère nous sourit :
« Comment allez-vous ?
Kenta la fixa un instant et bailla :
- Super.
- Bien. » murmurai-je.
Maman est du genre femme fatale. Elle a un fort dégradé dans ses cheveux noir cendre qui font ressortir ses yeux bleus hérités de sa mère suédoise. Maman a un visage parfait sans ride. Bon, elle a 36ans :
« J'ai une grande nouvelle qui va changer vos vies !
Papa l'arrêta :
- Makino, expliquons d'abord la situation. »
La mère de Papa est allemande et son père est japonais. Donc, papa a un visage mélangé. Il a une puissante mâchoire et un visage carré et des petits yeux bridés bruns. Ses cheveux bruns étaient bien coiffés comme d'habitude. Papa est le chef d'une société mondiale. Maman fit un immense sourire :
« Ha oui pardon ! Les enfants, votre père est allé rendre visite à Mamie. Cette dernière a choisi de retourner vivre en Allemagne, car elle s'ennuyait ici, seule. Alors votre père a organisé son arrivée dans ce pays et il a découvert que son parrain allemand lui a légué une petite fortune et un terrain!
Kenta se moqua de maman :
- Super ! Un terrain et une petite fortune ! Quel changement de vie !
- Kenta! Parle sur un autre ton à ta mère, gronda Papa.
- Laisse chéri. Kenta, le changement est que nous partons tous en Allemagne !
Silence.
- En vacances, dis-je.
- Non, nous emménageons là-bas! Nous partons immédiatement pour que vous ne loupiez pas la rentrée»
Je n'arrivais pas à réaliser ce qu'il m'arrivait. J'allais louper le bal de ma vie avec Satsuki, j'allais quitter mes amies...une boule se forma dans mon ventre. Kenta resta figé :
« ...tu rigoles ?
- Mais non mon chéri ! Un nouveau départ ! »
Je sentis la fureur monter dans mon frère. Elle ne tarda pas à éclater :
« NON MAIS CA NE VA PAS ?! J'AI UNE VIE, MOI !! »


...je vais t'épargner les détails de la crise...toute une vaiselle y est passée. Je suis partie en silence. J'avais besoin de réfléchir. Ce soir, je déprime. Je me demande si je ne quitte tout et rien. Je pense que ma seule et véritable amie est Nana. Je ne sais plus quoi penser...Tout ce que je sais, c'est que demain, à 5h00 du matin, je prend un avion pour l'Allemagne. Au revoir Tokyo. Au revoir Harajuku. Au revoir le Japon.






Pix. Harajuku




[ P ] R O L O G U E *


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[ P ] R O L O G U E *
# Posté le vendredi 21 juillet 2006 17:42
Modifié le jeudi 12 juillet 2007 11:10

CHAPITRE 1. GOODBY JAPAN

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Chapitre 1



Goodbye Japan
!



Cher Journal,
A travers ma fenêtre, je ne vois plus les lumières de Tokyo. A la place, je vois un immense jardin avec une piscine. Je suis en Allemagne. Nous habitons (ce verbe me fait encore froid dans le dos) dans une villa, comme celle qu'on trouve dans les magasines. En ce moment même, Papa et Maman se disputent, car Maman veut adopter un chien et deus chats. A Tokyo, il était impossible d'avoir un animal, surtout dans un appartement qui se trouve à 12 mètres du sol ! Nous avons quitté Tokyo, une bonne fois pour toute. Comme tu t'en doutes, le voyage n'a pas été de tout repos. J'entends encore la voix dans l'aéroport de Tokyo...



Maman sautait partout comme une puce, Papa s'occupait des billets et Kenta disait au revoir à ses amis : Liza et Tsukasa. Kenta n'arrêtait pas de bailler pendant que Tsukasa avait un air endormi. Liza paraissait triste et elle souriait tant bien que mal. Hier soir, Kenta avait fait une fête d'adieu avec toutes ses connaissances et amis. Il s'était couché à 3h00 du matin et l'avion part à 5h00. Du coup, Kenta a ronchonné tout le matin. Nana était venue à l'aéroport avec sa mère qui avait levé la punition. Nana me regardait d'un air suppliant avec ses yeux bridés bruns. Elle avait un visage rond et des pommettes qu'elle haïssait. Nana avait de magnifiques cheveux bruns dont elle s'en occupait très bien tous les soirs et tous les matins :
« On s'enverra des mails, hein Miki? me demanda Nana.
- Evidemment. »
J'avais un ton sinistre et je n'osais même pas me regarder dans une glace de peur de voir un mort-vivant. Je soupirai et repensai à Mai. Dès qu'elle avait su que je partais en Allemagne, elle avait littéralement volé jusqu'à la classe de Satsuki pour tout lui dire et le consoler, soi-disant. Maintenant, c'est Mai qui va au bal et à la fête avec lui. Mon c½ur se serra encore un peu. Nana appuya sa tête sur mon épaule :
« Tu penses encore à Mai et Satsuki? Ils font un bon couple : aucun des deux a un cerveau. »
Je ris :
« Tu sais de qui j'ai reçu un mail?
-De Mai qui cherche des dons pour se faire greffer un cerveau? On dit que ses parents vont lui acheter le cerveau d'Einstein. »
J'éclatai de rire. Nana était méchante avec Mai et je savais que cette rumeur, aussi idiote qu'elle est, allait faire le tour de l'école :
« Je l'ai peut-être reçu, mais j'ai du l'effacer.
-Tu n'as pas de c½ur, Miki.
-Mon père m'a dit qu'avec l'organe cardiaque, tu vis, qu'avec le c½ur, tu meurs. »
Nana me regarda un moment et soupira :
« Ton père est bizarre.
- Oui. A moins que ce soit nous qui n'avons rien compris à la vie.
- Miki, tu es bizarre ce matin.
- Je réfléchis juste à la vie, Nana. Cela ne te ferait pas de mal de réfléchir de temps en temps. »
Nana me donna un coup dans l'épaule :
« Bon, alors qui c'est qui t'a envoyé un mail?
-Tu ne me croiras pas.
-Vas-y!
-Junko. »
Nana se figea :
« Junko?! La fille de la classe A-2?! La classe parallèle à nous?
-Nana, tu le sais très bien. »
Nana resta un instant silencieuse :
« Et qu'est-ce qu'elle disait ?
- Elle disait qu'elle regretterait nos instants passés, même si c'était pour se faire une petite guerre. Elle s'amusait bien. Elle a aussi dit que j'allais lui manquer et qu'elle aimerait garder contact. Et...
- Et ?
- Junko m'a dit que c'était une bonne chose de partir pour l'oublier à jamais. Il ne pourra plus jamais tenter quoique ce soit. »
Nana se tut et me regarda :
« Elle a raison. Oublie-le. J'ai lu qu'il c'était trouvé une nouvelle copine. Il ne va pas tarder à se rendre compte que c'est toi, qu'il veut. »
Je revoyais encore ses yeux de biches bruns ensorceleurs, son sourire caché destiné qu'à moi et ses bras doux et chauds qui m'étouffent encore les soirs de grosses chaleurs. Je ne veux plus le connaître. Non, je ne le connais plus et je ne le connaîtrai plus jamais.
« Les passagers du vol de 5h00 pour destination de Leipzig sont priés de t'embarquer »
C'était notre vol. Je regardai Nana. Ses yeux s'étaient remplis de larmes. Je me rendis compte à quel point elle allait me manquer. Elle avait toujours été à mes côtés pour me consoler ou me protéger d'abrutis.
« Nana »
Je n'arrivai plus à parler. Nana hocha de la tête :
« Allez Miki, on se reverra. »
Je ne sais pourquoi, mais il fallait que je fasse une sortie grandiose pour qu'elle ne m'oublie pas. Je me levai et Nana m'imita. Je me tourna vers elle et sans savoir, je lui posai un baiser délicat sur les lèvres :
« Merci pour tout. »
Je me retournai et courus vers ma famille qui ne m'attendait pas. Je sentais le regard de Nana sur moi. Ce n'était pas un regard noir, ni un regard de haine, encore moins un regard indifférent. Je ne sais pas ce que c'était comme regard, mais il poussait en avant autant qu'il me tirait en arrière. Je rattrapai Kenta qui me sourit. Il paraissait triste. Nous embarquâmes dans l'avion. Papa avait pris quatre places en première classe pour que nous passions un bon voyage. Papa et Maman étaient devant Kenta et moi.
Je regardai avec nostalgie les nuages. L'avion avait décollé et j'étais à l'intérieur. Maman était toujours aussi excitée et je vis sa tête apparaître par-dessus son siège.
« Makino, assieds-toi normalement! » râla Papa qui lisait un livre sur l'Allemagne.
Au lieu de l'écouter, Maman nous parlait :
« Vous allez revoir des amis! »
Kenta me regarda stupéfait. Maman continua :
« Mais oui! Lorsque Miki avait 3ans et toi 4ans, nous étions allés pour Noël à Loistche. Mamie tenait vraiment à voir sa s½ur. Sa s½ur est morte après ce Noël, d'ailleurs.
- Je me souviens vaguement de deux garçons...des jumeaux? » réfléchit à haute voix Kenta.
Une petite fille me revint en mémoire :
« Ha oui! J'avais une rouquine qui me collait tout le temps »murmurai-je.
Kenta éclata de rire et Maman fit la moue :
« Miki! Tu la collais tout autant! Elle s'appelait Gemma.
-Tu te souviens de son nom? »
J'étais étonnée que Maman se souvenait de ce genre de truc. Ma mère parut vexée :
« Evidemment. Ses parents vont nous accueillir dès notre arrivée. Je me souviens même du nom des jumeaux. Tu t'en souviens Kenta? Kenta! »
Kenta sursauta. Il était entrain de draguer deux jeunes filles qui ricanaient comme des idiotes. Kenta leur adressa un dernier regard charmeur, avant de regarder Maman :
« Le nom des jumeaux? Je les appelais BT à mon souvenir. »
Maman soupira :
« Ils s'appelaient Bill et Tom.
- Ben, B pour Bill et T pour Tom. » répondit Kenta.
Papa se retourna :
« Makino, ils vont passer ton film préféré.
- C'est vrai? Oh, je ne veux pas le louper! »
Maman se rassit normalement et enfila ses écouteurs. Kenta me regarda, il ne faisait plus attention aux deux filles:
« Alors, ça va?
- Oui et toi? Tu n'es pas triste d'avoir quitté Liza?
- On gardera contact par e-mail. »
Je savais que Kenta et Liza s'aimaient, mais aucun des deux ne se l'étaient avoués. Pourtant, cela crevait des yeux qu'ils s'aimaient. Malgré leurs sentiments, Liza avait quelques aventures et Kenta sortait filles sur filles. Kenta sortit son i-pod de son sac et se mit à écouter de la musique. Je soupirai.

...Le reste du voyage se passa sans encombre. Kenta alla se balader dans l'avion et lorsqu'il revint, il marmonna que l'une des deux filles embrassait mal et que l'autre était une fanatique de roman d'amour. Dès qu'un film se finissait, Maman se tournait pour nous parler de Gemma ou de Bill et de Tom. Malheureusement, Kenta ne l'écoutait pas vraiment et moi, je lisais mon magasine. Ha, j'ai un téléphone...je reviens.






Pix.Japon





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CHAPITRE 1. GOODBY JAPAN
# Posté le lundi 24 juillet 2006 09:58
Modifié le jeudi 12 juillet 2007 11:23

CHAPITRE 2. RETROUVAILLE

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Chapitre 2.


Retrouvaille


Cher Journal,
Me revoilà c'est Grand-maman ( la mère de maman ) qui m'a appelée. Elle a aussi parlé à Kenta...sauf qu'elle a seulement donné à moi un numéro auquel je devrai appeler au moindre problème. Elle m'a aussi fait juré de ne rien dire. Bref, après le vol, à l'aéroport, des gens nous attendaient...



Je tirai péniblement ma valise, tandis que Maman ne portait que son mini sac Gucci. Kenta baillait et marmonnait que ce pays le fatiguait déjà. Papa semblait fier et content.
« Barbara ! » s'écria Maman en faisant des bonds sur place.
Kenta s'arrêta de marmonner et je levai la tête. Maman s'était jetée dans les bras d'une femme rousse. Je n'avais jamais vu des cheveux aussi flamboyants et des yeux aussi verts. Malheureusement, cette femme était très bronzée. Elle aurait pu être plus belle avec une peau blanche. Maman se tourna vers nous avec un immense sourire :
« Kenta, Miki, voici Barbara, la mère de Gemma. »
Barbara nous sourit :
« Comme vous avez grandi ! Dis donc Makino, ton fils est aussi beau qu'un dieu et ta fille est une perle ! »
Maman rougit de fierté :
« Je suis sûre que Gemma est très belle aussi. »
Barbara soupira :
« Peut-être bien, mais son énergie me fatigue. D'ailleurs, elle attend dans la voiture. Je ne voulais pas qu'elle fasse peur à Miki en lui sautant dessus »
Maman et Barbara éclatèrent de rire. Kenta me lança un long regard. Papa s'avança :
« Bonjour, je suis Kosuke, le mari de Makino. »
Il lui tendit la main, mais Barbara le serra dans ses bras. Papa se crispa. Barbara éclata de rire :
« Voyons, Kosuke, on se connaît déjà ! Tu es toujours aussi coincé »
Kenta me chuchota à l'oreille :
« C'est plutôt elle qui est très extravertie. »
Je hochai la tête. Barbara s'empara du bras de Maman :
« Allons à la voiture ! Bertrand a préparé le dîner. C'est un vrai cordon bleu ! »
Maman et Barbara prirent la tête. Papa me regarda et me sourit. Je ne me souviens plus de la dernière fois où il m'avait souri. Kenta me poussa du coude pour que j'avance. Nous sortîmes de l'aéroport et un vent glacial me souleva les cheveux. J'aperçus Barbara qui nous faisait des immenses signes à côté d'une jeep. À ses côtés se tenait une jeune fille qui bouillait d'impatience. Kenta se mit derrière moi :
« Je ne tiens pas à ce que cette fille tombe amoureuse de moi.
- Tu crois que c'est possible ? Nous ne sommes plus au Japon. Ton charme ne marche peut-être pas ici. »
Kenta me regarda surpris, puis il rit et me poussa. La jeune fille avec les mêmes cheveux que sa mère, sauf que les siens étaient coupés courts. On aurait dit un lutin avec cette coupe. Elle avait des yeux verts qui brillaient de joie et d'excitation. Sa peau était pâle comparé à sa mère. La jeune fille courut vers moi et me prit dans ses bras :
« Mikiii ! Comme tu as changé ! J'espère que tu parles encore l'allemand ! Donne-moi ta valise, elle parait lourde ! »
Aucun son ne sortait de ma bouche. Gemma s'empara de ma valise et courut la mettre dans le coffre. Elle portait une veste verte pomme à capuche est un jeans. Kenta et moi, nous nous regardâmes et on remarqua que nous étions peut-être trop bien habillées. Kenta portait un pantalon en tissu blanc avec des baskets de marque, ainsi qu'une veste en cuir rouge sur un pull col en V qui laissait voir son collier en argent. Quant à moi, je portais une jupe blanche, un pull col roulé blanc sous une veste blanche qui avait un col en fourrure. Mes bottes blanches venaient tout droit d'Italie. Mes talons claquaient sur le sol, pendant que je rejoignais ma mère. Barbara avait pris le commandement :
« Kosuke, va devant sur la place du co-pilote. Kenta, prend ta s½ur sur les genoux et Makino assied toi au milieu de la banquette. »
Tout le monde s'exécuta, car on était tous fatigué, sauf Gemma et sa mère. Pendant le trajet, Barbara dit à Maman que le décorateur était venu et qu'il s'était occupé de notre maison :
« Par contre, il a laissé les murs vierges dans toutes les chambres et a laissé quelques espaces pour que tu puisses décorer aussi. »
Maman hocha la tête :
« Il a bien respecté les consignes. »
Le trajet sembla duré une éternité. Enfin, la voiture s'arrêta devant une villa blanche :
« Voici votre maison. La nôtre est à trois pâtés de maisons »
Barbara redémarra la voiture et nous conduisit devant une maison en briques rouges :
« Terminus, tout le monde descend! »
Papa s'empressa de sortir et moi aussi. Je n'étais pas bien assise sur mon frère. Kenta sortit à son tour, poussé par Maman, impatiente de se dégourdir les jambes. Gemma m'attrapa le bras :
« Miki, tu t'en rends compte ?! On est à nouveau réunies !
-Super, Gem'. »
-Tu te souviens même du surnom que tu m'avais donné ! »
Gemma était en pleine euphorie. Elle me tira ensuite dans sa maison joliment décorée. Un grand homme nous accueillit. Il avait les cheveux bruns broussailleux et de petits yeux noirs. Il était très musclé et avait une peau un peu bronzée :
« Alors, voici Miki, l'amie d'enfance de ma Gemma! »
Je me souvenais vaguement de cet homme. Il faisait peur à Kenta et moi, lorsque nous étions petits. Il me fit la bise et comme il était mal rasé, je me piquai les joues. Ensuite, Gemma me tira dans le salon où je surpris Kenta à jouer avec un gros chat roux. À côté de lui se trouvait une immense table où il y avait 14 couverts. Gemma surprit mon regard :
« Les Kaulitz viennent dîner aussi ! Comme ça, ton frère reprendra contact avec les jumeaux! Oh, et tu sais, Bill et Tom sont très connus en Allemagne... »
Je n'écoutai plus ce qu'elle disait, car Kenta s'était crispé et le chat en avait profiter pour agripper sa main. Kenta se lécha la blessure, tandis que le chat ronronnait.
« Miki ? Tu m'écoutes ? »
Je regardai Gemma :
« Bien sûr. »
Gemma sourit :
« Un an après ton départ, Maman a accouché de triplé. Il y a deux filles et un garçon. Ils ont 11ans. Les filles s'appellent Emma et Ella, et le garçon, c'est Edouard, mais on l'appelle Ed. »
J'entendis un troupeau d'éléphants descendre les escaliers. Je me retournai prête à les éviter, lorsque je vis trois clones devant moi. Ils avaient tous le visage rond plein de tâches de rousseurs avec de grands yeux noirs. On pouvait les différencier par leur style et leur coupe de cheveux. Gemma me présenta :
« Tout à droite, c'est Emma et à gauche, c'est Ella. Au milieu, c'est Edouard, dit Ed »
Emma portait une salopette rose sur un débardeur blanc et elle avait de longs cheveux lisses attachés en couette. Ella portait une robe d'été blanche et ses cheveux étaient bouclés comme les anglaises. Ed portait un jeans et un pull noir à capuchon. Ses cheveux étaient comme les pics d'un hérisson. Ils étaient tous très bronzés. Gemma me sourit :
« Ne sont-ils pas mignons ? »
Emma et Ella m'agrippèrent le bras :
« Alors c'est toi Miki ? Gemma nous a bassiné avec toi pendant quatre mois ! »
Elles avaient dit la même phrase en même temps. Ed était parti vers Kenta qui semblait mal à l'aise avec l'enfant. La sonnette retentit et Gemma enleva vite fait sa veste à capuche. Dessus, elle portait un très joli débardeur noir à dentelle.
« Je vais ouvrir ! » cria-t-elle.
Elle m'abandonna avec ses petites s½urs. Ella semblait intéressée par ce que je portais :
« Au Japon, ils ont de plus beaux habits qu'en Allemagne ? »
Je ne savais quoi lui répondre. Emma me posa une question :
« Niveau technique, vous devez être plus avancés que nous, n'est-ce pas ? »
Barbara vint à mon secours :
« Emma, Ella et Edouard, venez ! »
Les trois enfants disparurent derrière leur mère. J'allai vers mon frère qui cajolait le chat qui était visiblement au septième ciel. Kenta me sourit :
« Cela va être l'enfer ici.
- Tu l'as dit. Le Japon me manque tellement.
- Même mon professeur me manque. »
Nous éclatâmes de rire et j'entendis la voix de Gemma :
« Ils sont ici. »
Une famille apparut à la porte de la salle à manger. Il y avait une femme petite avec de longs cheveux bruns et des yeux bruns qui portait des lunettes, un homme plus grand qu'elle avec des cheveux noir et un visage dur et deux enfants relativement différents. Un avait des dreads et des habits trois fois trop grands pour lui et l'autre avait des cheveux noirs et des habits fashions. Celui aux dreads avait un piercing à la lèvre et l'autre en avait un à l'arcade. Gemma nous présenta :
« Simone, Gordon, Bill, Tom, je vous présente Miki et Kenta. Enfin, vous les connaissez déjà en quelque sorte. Miki, Kenta, voici la famille Kaulitz. Le garçon avec les cheveux noirs c'est Bill et l'autre c'est Tom. La dame c'est Simone, et voici leur beau-père Gordon. »
Kenta lança un bref signe de la tête et je souris distraitement. La voix de Maman s'éleva :
« Simone ! Comme tu as changé ! Et tes enfants ! On peut enfin les différencier ! »
Papa suivait Maman, mais il s'arrêta à notre hauteur et demanda d'un signe de tête à Kenta de se lever :
« Vous pourriez aller saluer, au lieu de rester plantés là ! »
Kenta sourit à Papa :
« Vas-y en premier. On te suit »
Papa marmonna dans sa barbe et partit serrer la main aux parents des jumeaux. Les adultes nous laissèrent entre jeunes. Gemma ne laissa pas le silence s'installer :
« Cela doit vous faire tout drôle de nous revoir! »
Kenta fixa le vide un moment :
« Tout drôle ? Euh...moi j'ai plus le sentiment d'être fatigué. »
- Kenta, tu reconnais les jumeaux, quand même! » s'exclama Gemma.
- Euh, pas vraiment. Mais je me souviens de BT. »
Tom prit la parole pour la première fois :
« Cela t'a toujours fatigué de nous appeler par nos prénoms, non ? »
Kenta sourit :
« Effectivement. Je n'ai jamais eu une grande motivation. »
Bill rit :
« Sauf pour les filles »
Ils éclatèrent de rire. Kenta rit :
« Bah, à quatre ans, j'étais déjà un Don Juan. »
- T'inquiète, on a fait du chemin, nous aussi, dit Tom.
- Cela devient intéressant. On devrait en discuter entre garçons » répondit Kenta.
Gemma comprit le message :
« Viens Miki, on va dans ma chambre. »
Tom se réveilla :
« Ha mais oui, la fameuse Miki! Celle qui me faisait des croche-pattes à chaque fois que je passais devant elle! »
Je m'en souvenais aussi :
« Je le faisais, car tu monopolisais mon frère.
- Bill aussi le monopolisait ! » répondit Tom.
Bill soupira :
« Oui mais moi, elle me poussait dans la piscine, en plein hiver. »
Nous éclatâmes de rire. Kenta sourit :
« Miki a toujours été proche de moi. On doit avoir le même lien que des jumeaux. »
Nous discutâmes encore un moment sur nos vies.
« Bill et moi, on est dans un groupe : les Tokio Hotel. Sans me vanter, on a du succès. »
- Pas mal pour draguer, ricana Kenta.
- C'est surtout notre passion, dit Bill.
- Je n'en doute pas, dit Kenta, la passion de Miki c'est le yoga et la mienne c'est la peinture.
- Tu peins? s'étonna Bill.
- Cela me permet de me reposer et de me défouler. » expliqua Kenta.
Nous parlâmes encore un moment. Ensuite, nous mangeâmes et nous rentrâmes tôt, car nous étions fatigués. Maman voulut rentrer à pied pour profiter de l'air frais. Gemma me promit de m'appeler et nous échangeâmes nos adresses MSN. J'eus également celle des jumeaux. Le contact entre eux et Kenta était revenu. Un sentiment me tira le ventre et me fit voir noir. La jalousie reprenait le dessus.

Bref, nous sommes rentrés et je n'ai pas fait attention à notre nouvelle maison. Je suis allée dans ma chambre où j'ai trouvé un lit avec un cadre en fer forgé noir et une commode dans le même genre, ainsi qu'un bureau en cèdre avec une chaise à bureau blanche et des armoires encastrées dans le mur où tous mes habits étaient déjà mis. Le décorateur avait fait du bon boulot. Et comme tu le sais, j'ai eu un appel de Grand-Maman. Voilà pour ce soir. Il faut que j'arrête, sinon je vais m'endormir la lumière allumée.






Pix. Harajuku






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CHAPITRE 2. RETROUVAILLE
# Posté le mardi 25 juillet 2006 10:42
Modifié le jeudi 12 juillet 2007 16:47

CHAPITRE 3.RENTREE = NOUVELLES AMIES ?

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Chapitre 3.



Rentrée = Nouvelles Amies




Aujourd'hui, ce fut la rentrée scolaire...et j'ai appris seulement hier que Gemma était dans une école spécialisée pour le sport, car elle en pratique beaucoup : équitation, basket, football, volley-ball et le handball. Mais elle excelle en natation. Ma journée avait donc commencé avec un réveil difficile...j'enviais vraiment mon frère qui avait un des jumeaux dans sa classe...


« Miki! Pour la dernière fois, sors de ce lit, immédiatement! »
Maman s'agitait dans ma chambre. Elle avait ouvert les volets et elle glissait sur mes magasines abandonnés :
« Cela fait seulement une semaine que nous sommes là et c'est déjà le bordel! Miki, sors de ce lit! »
Elle me prit ma couverture et je dus me résoudre à me lever. Maman sortit de ma chambre et entra dans celle de Kenta qui était en face de la mienne :
« KENTA! OUSTE IMMEDIATEMENT! »
Je ne sais comment elle fait pour avoir autant d'énergie le matin. J'enfilai un jean diesel et mis un pull rose clair par-dessus un débardeur blanc. Je mis en quatrième vitesse des chaussettes et me ruai dans ma salle de bain. Hé oui, Maman a trouvé bon qu'elle et moi ayons notre propre salle de bain pour nous préparer. Je me coiffai et attachai mes cheveux pour qu'ils tombent à côté de mon cou. Je me maquillai et me regardai une dernière fois dans la glace. Je soupirai. Je n'avais pas envie d'aller à l'école, surtout qu'il fallait maintenant se casser la tête à se trouver des habits tous les jours! Au Japon, on enfilait notre uniforme qu'on transformait au file de l'année : jupe plus courte, bijoux ajoutés...
Là, il fallait trouvé LE pull qui allait avec LE pantalon. Je sortis une boîte du tiroir de ma commode et en sortis un collier avec un pendentif en forme de c½ur en argent et des boucles qui allaient avec. J'enfilai vite fait des bracelets en argent et mis ma montre bracelet.
« MIKI ! Tu comptes déjeuné ou pas?! »
Maman était d'une humeur massacrante aujourd'hui. Avant de sortir de ma chambre, j'attrapai mon sac et lançai un regard au poster de Gackt que j'avais. Lui, il n'allait pas à l'école. Bon, il n'avait plus l'âge pour l'école et il l'avait fini il y a bien longtemps. Bien qu'il ne fasse pas son âge. Je dévalai l'escalier et m'arrêtai sur le seuil de la cuisine. Kenta était assis en tailleur sur sa chaise et lisait un magasine. Il portait un jeans délavé et un pull noir. Il portait son éternel collier en argent, offert par Liza. Kenta semblait joyeux. Je m'assis en face de lui, en tailleur aussi :
« Tu es heureux de commencer l'école ici? »
Kenta leva les yeux de son magasine et me sourit:
« Hier soir, au téléphone, Grand-maman m'a dit qu'à mes 17ans, je retournerai au Japon pour suivre des études spécialisée.
- Des études spécialisées?!
- Pour reprendre l'affaire familiale. En gros, dans quatre mois, je serai de retour au bercail ! »
Mon propre frère allait m'abandonner en Allemagne. Enfin, bon, je pourrai toujours supplier Grand-maman de me prendre en même temps que lui. Je déjeunai une pomme avec une tasse de thé noir pendant que Kenta buvait du café en mangeant je ne sais quoi comme cochonnerie. Maman entra en tornade dans la cuisine :
« Votre père veut ma mort ! »
Kenta la regarda et moi je soupirai :
« Qu'est-ce qu'il a fait?
- Monsieur ne veut pas encager une bonne, comme au Japon, pour s'occuper de la maison et de la cuisine ! C'est moi qui vais devoir m'en charger ! »
Au Japon, nous avions deux dames qui s'occupaient de l'appartement et de la cuisine tous les jours. Maman n'a pas l'habitude de travailler. La sonnette retentit et cela arrêta ses jérémiades. Kenta se leva :
« Je vais ouvrir. Cela doit être Tom et Bill. »
J'entendis la porte s'ouvrir et la voix des jumeaux. Ils parlèrent un moment et j'entendis Kenta m'appeler :
« Miki, tu viens ? »
Je me levai et lançai un regard noir à ma mère :
« Miki, ne me regarde pas comme ça. Ce n'est pas moi qui ai découvert l'héritage, ni qui ai voulu déménager ici. Cela m'enthousiasmait, certes. Bonne journée. »
Je marmonnai un « Bonne journée » et je pris ma veste en cuir blanc et enfilai des baskets. Dehors, Kenta m'attendait avec les jumeaux. Ils me saluèrent et je leur répondis. Kenta se mit à parler dès qu'on commença à marcher :
« Vous auriez dû voir Maman ce matin. C'était une tornade ou un ouragan. Papa veut qu'elle fasse le ménage et la cuisine, et ça la tue.
- Elle ne le faisait pas au Japon? Demanda Bill.
- Non, on avait une cuisinière et une dame de ménage. Maman ne faisait que du shopping et elle sortait tout le temps, répondit Kenta.
- Elle n'a jamais cuisiné?! S'étonna Tom.
- Non, je ne crois pas, répondit Kenta.
- La question serait : A-t-elle des talents culinaires? Car, nous, on risque de souffrir, dis-je.
- Oh mon dieu, murmura Kenta.
Nous nous moquâmes encore un moment de Maman et un bâtiment en baies vitrées nous apparut.
« C'est l'école. » dit Bill.
Il y avait plein d'élèves qui se parlaient entre eux. Ils se connaissaient déjà tous. Je me sentis tout à coup très seule. Tout le monde nous regardait et chuchotait. Un éclair blond me passa sous le nez :
« Enfin ! Pas trop tôt ! J'espère que le réveil n'a pas été trop rude! »
Une jeune fille se tenait devant Bill et Tom avec une moue accusatrice. Elle avait des cheveux blonds en pétard et un visage ovale un peu allongé avec de grands yeux bleus très foncés. Son visage était légèrement maquillé et je vis d'un regard que son jeans était vieux, que sa ceinture Hermès était fausse et que son pull rouge semblait neuf. Sa longue veste noire semblait usée et cela lui donnait du charme. La fille avec un nez en trompette et des lèvres pulpeuses rouge sang. Tom s'excusa auprès de l'inconnue :
« Je te promet qu'on s'est dépêché, Sam! »
La dénommée Sam n'en crut visiblement pas un mot :
« J'ai eu le temps de prendre une tasse de thé avec la reine d'Angleterre ! Vous êtes d'une lenteur ... ! »
Un sourire se dessina sur son visage. Bill changea de conversation :
« Tiens, je te présente Kenta et sa s½ur Miki. Ils viennent du Japon. On les a rencontré lorsqu'on avait quatre ans. »
Sam nous détailla, puis sourit :
« Bonjour, moi c'est Samantha, mais on m'appelle Sam. Je suis la baby-sitter des jumeaux.
- Rien à voir ! L'interrompit Tom, On n'a jamais eu de baby-sitter.
- Alors explique-moi pourquoi Madame Burman part en courant à chaque fois qu'elle vous voit. »
Ils éclatèrent de rire et Sam nous demanda :
« Vous êtes dans quelle classe?
- Kenta est dans ma classe, dit Bill, et Miki est dans une classe en dessous de la nôtre.
- Miki, tu ne fais pas 15ans ! Me dit Sam. »
Je n'aimais pas sa façon de me parler. Surtout, je haïssais la façon dont elle regardait Kenta.
« Vous devez alors aller au secrétariat, nous dit Sam.
- Miki va être prise en charge par une élève, expliqua Bill.
- J'espère que ce sera Sabine, dit Tom.
- Sabine? Répétai-je.
- Sabine était avec nous l'année dernière, mais elle a redoublé, expliqua Bill.
- Bon, on va au secrétariat? Demanda Sam.
- Let's go! » dit Tom.
Je les suivis sans prononcer un mot. Je me sentais de trop. Sam s'accrochait au bras de Kenta. Ils étaient déjà devenus les meilleurs amis du monde. Tout à coup, je me retrouvai avec Sam sous le nez :
« On est arrivés ! Le secrétariat est juste là! On doit te laisser, car nous devons nous grouiller pour réserver des casiers. »
Kenta me fit la bise et ils partirent en m'abandonnant devant une porte en baie vitrée où il était marqué « secrétariat ». Je poussai la porte et je me retrouvai dans une salle moyenne. Il y avait des canapés bleus séparés par des commodes en face d'un comptoir noir. Derrière le comptoir, il y avait des bureaux avec des ordinateurs et des casiers pour les dossiers. Une femme âgée de la soixantaine se leva et se posta devant moi :
« Bonjour, je peux vous aider? »
Elle avait une voix douce.
« Je suis Miki Morashina, on m'a dit de venir ici.
-Ha bon? Qui vous a dit ça?
-Elle s'appelle Samantha. »
La dame sourit :
« Oh ! Je vois. Vous devez parler de Samantha Miller. C'est une éternelle blagueuse, elle vous a fait une de ses blagues. »
Mon ventre se retourna et je sentais la honte m'envahir. La dame continua :
« Vous êtes dans la salle 25. C'est au deuxième étage, la cinquième porte.
-Merci. »
Je sortis et je sentais une fureur monter en moi ou plutôt de la jalousie. Samantha avait voulu m'éloigner de Kenta, c'était sûr. Je montai les escaliers et je me souviens que lorsque je vivais à Kyoto, une fois, j'avais reçu un seau d'eau sur la tête. Cette blague me faisait le même effet. On avait quitté Kyoto pour Tokyo peu de temps après cette blague, car des milliers en avaient suivi...Je faisais parti des 53% d'élèves qui avait été victime d'ijime*. Les professeurs n'intervenaient pas, car ils refusaient de se mêler d'histoires de gamins...C'est lors de cette période que je suis devenue possessive de Kenta. Il me laissait choisir ses amis, car certains pouvaient avoir un lien avec des gens de mon passé ou me rappeler mes anciens camarades...Je chassai ses souvenirs de ma mémoire et poussai la porte de la salle 25. Il y avait bien 20 élèves dans la classe. Ils me regardèrent tous bizarrement. Je devais avoir le mot « Nouvelle » écrit sur le front. J'allai m'asseoir au fond de la classe contre une fenêtre et j'entrepris de contempler ce qui se trouvait dehors. Ce n'était pas gagné pour me faire des amies...
« Excuse-moi... »
Je vis deux mains parfaitement manucurées sur ma table. Je relevai la tête et vis une fille à la peau mate. Elle avait des yeux noirs profonds et un nez à la Cléopâtre qui la rendait belle. Elle avait aussi des cheveux noirs soyeux et brillants qui lui descendaient juste qu'au bas des fesses. La jeune fille se racla la gorge :
« Excuse-moi, tu es nouvelle? »
Finalement, j'allai peut-être avoir une amie...
« Oui, je m'appelle Miki Morashina et je viens de Tokyo.
-De Tokyo? La capitale du Japon? S'exclama la jeune fille.
-Oui, répondis-je.
-J'y suis allée l'année dernière pour faire du shopping avec ma mère et mes s½urs.
-Ha, répondis-je.
-Oh, je manque de politesse, je m'appelle Zaahnie. »
Je hochai la tête et j'entendis des voix :
« Zaahnie! Ça va? »
Une fille avec une tête de chien arriva. Elle avait un nez retouché chirurgicalement et des petits yeux verts hautain. Elle avait des cheveux blonds miel gonflé. Elle était fortement maquillée et ne portait que des habits de marque. Zaahnie la regarda :
« Anna! Oui je vais bien et toi ? Tu as passé de bonnes vacances ?
- L'horreur! Nous sommes allés au Caraïbes et mes cheveux n'ont pas arrêté de gonfler ! Et l'eau salée, ce n'est pas bien pour eux. Regarde, tout mon bronzage et parti. »
Zaahnie sembla se souvenir de moi :
« Oh, Anna, je te présente Miki Morashina. Elle nous arrive de Tokyo. »
Anna arrêta de regarder ses cheveux et me détailla avec une mine hautaine. Finalement, elle me sourit :
« Bonjour! Je suis Anna. Cela a du être dur de commencer dans une école où tout le monde se connaît. Je compatie. As-tu déjà rencontré des gens? »
Il y avait quelque chose dans Anna qui me rappelait Samantha. Je lui répondis :
« Mon frère est dans une classe supérieure avec des amis d'enfance : Bill et Tom. J'ai aussi rencontré une Samantha ... qui m'a fait une charmante blague.»
Anna n'écouta pas mon ironie et elle étouffa un cri de surprise :
« Bill et Tom Kaulitz ?! Le chanteur et le guitariste de Tokio Hotel ? Ton frère est ami avec eux ? Je sens qu'on va devenir amies... »
Zaahnie lui coupa la parole :
« Tu as parlé de Samantha ? Samantha Miller ? »
Elle avait pris une mine de dégoût en prononçant son nom. J'ai hoché la tête et Zaahnie a soupiré fort comme si elle était excédée :
« Je ne peux pas voir cette fille en peinture ! Elle se prend pour qui ? Je suis sûre qu'elle a fait exprès de te faire une blague pour que tu ailles voir ailleurs ! Je suis certaine que ton frère est canon, vu comment tu es. Elle le voulait et ce n'est pas pratique de draguer avec la petite s½ur dans les parages ! Samantha Miller, celle qui a volé leur premier baiser aux jumeaux ! J'éprouve envers elle de la haine pure ! »
Ou tout simplement de la jalousie pure, si vous voulez mon avis. Mais je n'allais pas la contredire.
Zaahnie s'arrêta et respira. Anna hocha la tête :
« Ce n'est qu'une garce, bien qu'elle soit ma demi-s½ur. D'ailleurs, Papa regrette d'avoir eu une aventure avec sa mère, cela ne lui attire que des ennuis. Il n'a jamais voulu d'elle et il a été forcé de la reconnaître. Il paie le minimum pour elle et sa mère. »
C'était horrible ce que disait Anna. Je compris que Zaahnie et Anna haïssaient profondément Samantha. Et je pense que la raison de Zaahnie cachait autre chose. Samantha n'était peut-être pas aussi sympathique qu'elle en avait l'air.
Zaahnie agita sa main devant moi :
« Tu aimes Samantha?
-Non, répondis-je.
-Bien. Considère que tu as des amies maintenant. »
Zaahnie me sourit et s'assit à côté de moi. Anna s'assit à la table à côté et bientôt une fille s'assit à côté d'elle. La nouvelle venue s'appelait Ingrid et elle haïssait autant Samantha que les deux autres. Elle avait un visage d'ange avec des cheveux de velours bruns et ses paupières tombaient sur ses yeux de biches verts lumineux. Le professeur arriva et nous fit un discours de bien venue et passa à son cours. Durant les deux premières périodes, Zaahnie n'arrêta pas de me parler et je lui répondais. J'étais contente d'avoir rencontré aussi facilement des filles. Zaahnie était drôle et un peu autoritaire. Dès qu'on prononçait le prénom de Samantha devant elle, elle se fermait comme une coquille et devenait amère. La pause arriva rapidement et Zaahnie rangea ses affaires. Je l'imitai. Anna me prit le bras :
« On a fini pour aujourd'hui. Tu viens chez moi ? »
J'acquiesçai. Je me doutais bien qu'on allait sécher les cours, mais je ne voulais pas les décevoir. Elles étaient mes nouvelles amies.

...J'ai passé tout le reste de la journée chez Zaahnie avec Anna et Ingrid. On s'est bien amusée. On a parlé mode, maquillage, garçons...Ingrid est la plus douce et celle en qui on peut avoir confiance, Zaahnie est celle qui dirige tout et Anna est celle qui connaît tous les derniers potins. Elles sont toutes les trois drôle et un peu égoïstes. Je sens que je ne vais pas m'ennuyer avec elles. J'ai « souper » chez Zaahnie et le chauffeur d'Anna m'a ramené avec Ingrid. Je suis rentrée tard, et malgré tout, j'ai trouvé Sam, Tom et Bill dans la cuisine. Ils m'ont salué, mais je les ai ignoré
Tu ne peux haïr ce que tu ne vois pas.












*L'ijime est une manière d'harceler et de brimer les élèves différents des autres.
Trop d'éducateurs japonais considèrent l'ijime comme un rite d'initiation adolescent nécessaire.
Psychologiquement, c'est très dur à supporter...
Beaucoup de personnes victimes d'ijime ont trouvé la délivrance dans le suicide.

Pour mieux comprendre : Je vous laisse un article après ce chapitre que j'aurai copié d'un skyblog sur le Japon. Je laisserai l'adresse.

Je ne sais pas quoi penser de ce chapitre...qu'est-ce que vous en pensez? Je devrais l'écrire autrement ?








Pix.Harajuku








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CHAPITRE 3.RENTREE = NOUVELLES AMIES ?
# Posté le mardi 25 juillet 2006 11:12
Modifié le jeudi 12 juillet 2007 16:02