***Chapitre 3.
Rentrée = Nouvelles Amies
Aujourd'hui, ce fut la rentrée scolaire...et j'ai appris seulement hier que Gemma était dans une école spécialisée pour le sport, car elle en pratique beaucoup : équitation, basket, football, volley-ball et le handball. Mais elle excelle en natation. Ma journée avait donc commencé avec un réveil difficile...j'enviais vraiment mon frère qui avait un des jumeaux dans sa classe...«
Miki! Pour la dernière fois, sors de ce lit, immédiatement! »
Maman s'agitait dans ma chambre. Elle avait ouvert les volets et elle glissait sur mes magasines abandonnés :
« Cela fait seulement une semaine que nous sommes là et c'est déjà le bordel!
Miki, sors de ce lit! »
Elle me prit ma couverture et je dus me résoudre à me lever.
Maman sortit de ma chambre et entra dans celle de
Kenta qui était en face de la mienne :
«
KENTA! OUSTE IMMEDIATEMENT! »
Je ne sais comment elle fait pour avoir autant d'énergie le matin. J'enfilai un jean diesel et mis un pull rose clair par-dessus un débardeur blanc. Je mis en quatrième vitesse des chaussettes et me ruai dans ma salle de bain. Hé oui,
Maman a trouvé bon qu'elle et moi ayons notre propre salle de bain pour nous préparer. Je me coiffai et attachai mes cheveux pour qu'ils tombent à côté de mon cou. Je me maquillai et me regardai une dernière fois dans la glace. Je soupirai. Je n'avais pas envie d'aller à l'école, surtout qu'il fallait maintenant se casser la tête à se trouver des habits tous les jours! Au Japon, on enfilait notre uniforme qu'on transformait au file de l'année : jupe plus courte, bijoux ajoutés...
Là, il fallait trouvé LE pull qui allait avec LE pantalon. Je sortis une boîte du tiroir de ma commode et en sortis un collier avec un pendentif en forme de c½ur en argent et des boucles qui allaient avec. J'enfilai vite fait des bracelets en argent et mis ma montre bracelet.
«
MIKI ! Tu comptes déjeuné ou pas?! »
Maman était d'une humeur massacrante aujourd'hui. Avant de sortir de ma chambre, j'attrapai mon sac et lançai un regard au poster de Gackt que j'avais. Lui, il n'allait pas à l'école. Bon, il n'avait plus l'âge pour l'école et il l'avait fini il y a bien longtemps. Bien qu'il ne fasse pas son âge. Je dévalai l'escalier et m'arrêtai sur le seuil de la cuisine.
Kenta était assis en tailleur sur sa chaise et lisait un magasine. Il portait un jeans délavé et un pull noir. Il portait son éternel collier en argent, offert par
Liza.
Kenta semblait joyeux. Je m'assis en face de lui, en tailleur aussi :
« Tu es heureux de commencer l'école ici? »
Kenta leva les yeux de son magasine et me sourit:
« Hier soir, au téléphone, Grand-maman m'a dit qu'à mes 17ans, je retournerai au Japon pour suivre des études spécialisée.
- Des études spécialisées?!
- Pour reprendre l'affaire familiale. En gros, dans quatre mois, je serai de retour au bercail ! »
Mon propre frère allait m'abandonner en Allemagne. Enfin, bon, je pourrai toujours supplier Grand-maman de me prendre en même temps que lui. Je déjeunai une pomme avec une tasse de thé noir pendant que
Kenta buvait du café en mangeant je ne sais quoi comme cochonnerie.
Maman entra en tornade dans la cuisine :
« Votre père veut ma mort ! »
Kenta la regarda et moi je soupirai :
« Qu'est-ce qu'il a fait?
- Monsieur ne veut pas encager une bonne, comme au Japon, pour s'occuper de la maison et de la cuisine ! C'est moi qui vais devoir m'en charger ! »
Au Japon, nous avions deux dames qui s'occupaient de l'appartement et de la cuisine tous les jours.
Maman n'a pas l'habitude de travailler. La sonnette retentit et cela arrêta ses jérémiades.
Kenta se leva :
« Je vais ouvrir. Cela doit être
Tom et
Bill. »
J'entendis la porte s'ouvrir et la voix des jumeaux. Ils parlèrent un moment et j'entendis
Kenta m'appeler :
«
Miki, tu viens ? »
Je me levai et lançai un regard noir à ma mère :
«
Miki, ne me regarde pas comme ça. Ce n'est pas moi qui ai découvert l'héritage, ni qui ai voulu déménager ici. Cela m'enthousiasmait, certes. Bonne journée. »
Je marmonnai un «
Bonne journée » et je pris ma veste en cuir blanc et enfilai des baskets. Dehors,
Kenta m'attendait avec les jumeaux. Ils me saluèrent et je leur répondis.
Kenta se mit à parler dès qu'on commença à marcher :
« Vous auriez dû voir
Maman ce matin. C'était une tornade ou un ouragan.
Papa veut qu'elle fasse le ménage et la cuisine, et ça la tue.
- Elle ne le faisait pas au Japon? Demanda
Bill.
- Non, on avait une cuisinière et une dame de ménage.
Maman ne faisait que du shopping et elle sortait tout le temps, répondit Kenta.
- Elle n'a jamais cuisiné?! S'étonna
Tom.
- Non, je ne crois pas, répondit
Kenta.
- La question serait : A-t-elle des talents culinaires? Car, nous, on risque de souffrir, dis-je.
- Oh mon dieu, murmura
Kenta.
Nous nous moquâmes encore un moment de Maman et un bâtiment en baies vitrées nous apparut.
« C'est l'école. » dit
Bill.
Il y avait plein d'élèves qui se parlaient entre eux. Ils se connaissaient déjà tous. Je me sentis tout à coup très seule. Tout le monde nous regardait et chuchotait. Un éclair blond me passa sous le nez :
« Enfin ! Pas trop tôt ! J'espère que le réveil n'a pas été trop rude! »
Une jeune fille se tenait devant
Bill et
Tom avec une moue accusatrice. Elle avait des cheveux blonds en pétard et un visage ovale un peu allongé avec de grands yeux bleus très foncés. Son visage était légèrement maquillé et je vis d'un regard que son jeans était vieux, que sa ceinture
Hermès était fausse et que son pull rouge semblait neuf. Sa longue veste noire semblait usée et cela lui donnait du charme. La fille avec un nez en trompette et des lèvres pulpeuses rouge sang.
Tom s'excusa auprès de l'inconnue :
« Je te promet qu'on s'est dépêché,
Sam! »
La dénommée
Sam n'en crut visiblement pas un mot :
« J'ai eu le temps de prendre une tasse de thé avec la reine d'Angleterre ! Vous êtes d'une lenteur ... ! »
Un sourire se dessina sur son visage.
Bill changea de conversation :
« Tiens, je te présente
Kenta et sa s½ur
Miki. Ils viennent du Japon. On les a rencontré lorsqu'on avait quatre ans. »
Sam nous détailla, puis sourit :
« Bonjour, moi c'est
Samantha, mais on m'appelle
Sam. Je suis la baby-sitter des jumeaux.
- Rien à voir ! L'interrompit
Tom, On n'a jamais eu de baby-sitter.
- Alors explique-moi pourquoi
Madame
Burman part en courant à chaque fois qu'elle vous voit. »
Ils éclatèrent de rire et
Sam nous demanda :
« Vous êtes dans quelle classe?
-
Kenta est dans ma classe, dit
Bill, et
Miki est dans une classe en dessous de la nôtre.
-
Miki, tu ne fais pas 15ans ! Me dit
Sam. »
Je n'aimais pas sa façon de me parler. Surtout, je haïssais la façon dont elle regardait
Kenta.
« Vous devez alors aller au secrétariat, nous dit
Sam.
-
Miki va être prise en charge par une élève, expliqua
Bill.
- J'espère que ce sera
Sabine, dit
Tom.
-
Sabine? Répétai-je.
-
Sabine était avec nous l'année dernière, mais elle a redoublé, expliqua
Bill.
- Bon, on va au secrétariat? Demanda
Sam.
- Let's go! » dit
Tom.
Je les suivis sans prononcer un mot. Je me sentais de trop.
Sam s'accrochait au bras de
Kenta. Ils étaient déjà devenus les meilleurs amis du monde. Tout à coup, je me retrouvai avec
Sam sous le nez :
« On est arrivés ! Le secrétariat est juste là! On doit te laisser, car nous devons nous grouiller pour réserver des casiers. »
Kenta me fit la bise et ils partirent en m'abandonnant devant une porte en baie vitrée où il était marqué «
secrétariat ». Je poussai la porte et je me retrouvai dans une salle moyenne. Il y avait des canapés bleus séparés par des commodes en face d'un comptoir noir. Derrière le comptoir, il y avait des bureaux avec des ordinateurs et des casiers pour les dossiers. Une femme âgée de la soixantaine se leva et se posta devant moi :
« Bonjour, je peux vous aider? »
Elle avait une voix douce.
« Je suis
Miki
Morashina, on m'a dit de venir ici.
-Ha bon? Qui vous a dit ça?
-Elle s'appelle
Samantha. »
La dame sourit :
« Oh ! Je vois. Vous devez parler de
Samantha
Miller. C'est une éternelle blagueuse, elle vous a fait une de ses blagues. »
Mon ventre se retourna et je sentais la honte m'envahir. La dame continua :
« Vous êtes dans la salle 25. C'est au deuxième étage, la cinquième porte.
-Merci. »
Je sortis et je sentais une fureur monter en moi ou plutôt de la jalousie.
Samantha avait voulu m'éloigner de
Kenta, c'était sûr. Je montai les escaliers et je me souviens que lorsque je vivais à Kyoto, une fois, j'avais reçu un seau d'eau sur la tête. Cette blague me faisait le même effet. On avait quitté Kyoto pour Tokyo peu de temps après cette blague, car des milliers en avaient suivi...Je faisais parti des 53% d'élèves qui avait été victime d'ijime
*. Les professeurs n'intervenaient pas, car ils refusaient de se mêler d'histoires de gamins...C'est lors de cette période que je suis devenue possessive de
Kenta. Il me laissait choisir ses amis, car certains pouvaient avoir un lien avec des gens de mon passé ou me rappeler mes anciens camarades...Je chassai ses souvenirs de ma mémoire et poussai la porte de la salle 25. Il y avait bien 20 élèves dans la classe. Ils me regardèrent tous bizarrement. Je devais avoir le mot «
Nouvelle » écrit sur le front. J'allai m'asseoir au fond de la classe contre une fenêtre et j'entrepris de contempler ce qui se trouvait dehors. Ce n'était pas gagné pour me faire des amies...
« Excuse-moi... »
Je vis deux mains parfaitement manucurées sur ma table. Je relevai la tête et vis une fille à la peau mate. Elle avait des yeux noirs profonds et un nez à la Cléopâtre qui la rendait belle. Elle avait aussi des cheveux noirs soyeux et brillants qui lui descendaient juste qu'au bas des fesses. La jeune fille se racla la gorge :
« Excuse-moi, tu es nouvelle? »
Finalement, j'allai peut-être avoir une amie...
« Oui, je m'appelle
Miki
Morashina et je viens de Tokyo.
-De Tokyo? La capitale du Japon? S'exclama la jeune fille.
-Oui, répondis-je.
-J'y suis allée l'année dernière pour faire du shopping avec ma mère et mes s½urs.
-Ha, répondis-je.
-Oh, je manque de politesse, je m'appelle
Zaahnie. »
Je hochai la tête et j'entendis des voix :
«
Zaahnie! Ça va? »
Une fille avec une tête de chien arriva. Elle avait un nez retouché chirurgicalement et des petits yeux verts hautain. Elle avait des cheveux blonds miel gonflé. Elle était fortement maquillée et ne portait que des habits de marque.
Zaahnie la regarda :
«
Anna! Oui je vais bien et toi ? Tu as passé de bonnes vacances ?
- L'horreur! Nous sommes allés au Caraïbes et mes cheveux n'ont pas arrêté de gonfler ! Et l'eau salée, ce n'est pas bien pour eux. Regarde, tout mon bronzage et parti. »
Zaahnie sembla se souvenir de moi :
« Oh,
Anna, je te présente
Miki
Morashina. Elle nous arrive de Tokyo. »
Anna arrêta de regarder ses cheveux et me détailla avec une mine hautaine. Finalement, elle me sourit :
« Bonjour! Je suis
Anna. Cela a du être dur de commencer dans une école où tout le monde se connaît. Je compatie. As-tu déjà rencontré des gens? »
Il y avait quelque chose dans
Anna qui me rappelait
Samantha. Je lui répondis :
« Mon frère est dans une classe supérieure avec des amis d'enfance :
Bill et
Tom. J'ai aussi rencontré une
Samantha ... qui m'a fait une charmante blague.»
Anna n'écouta pas mon ironie et elle étouffa un cri de surprise :
«
Bill et
Tom Kaulitz ?! Le chanteur et le guitariste de Tokio Hotel ? Ton frère est ami avec eux ? Je sens qu'on va devenir amies... »
Zaahnie lui coupa la parole :
« Tu as parlé de
Samantha ?
Samantha
Miller ? »
Elle avait pris une mine de dégoût en prononçant son nom. J'ai hoché la tête et
Zaahnie a soupiré fort comme si elle était excédée :
« Je ne peux pas voir cette fille en peinture ! Elle se prend pour qui ? Je suis sûre qu'elle a fait exprès de te faire une blague pour que tu ailles voir ailleurs ! Je suis certaine que ton frère est canon, vu comment tu es. Elle le voulait et ce n'est pas pratique de draguer avec la petite s½ur dans les parages !
Samantha
Miller, celle qui a volé leur premier baiser aux jumeaux ! J'éprouve envers elle de la haine pure ! »
Ou tout simplement de la jalousie pure, si vous voulez mon avis. Mais je n'allais pas la contredire.
Zaahnie s'arrêta et respira.
Anna hocha la tête :
« Ce n'est qu'une garce, bien qu'elle soit ma demi-s½ur. D'ailleurs,
Papa regrette d'avoir eu une aventure avec sa mère, cela ne lui attire que des ennuis. Il n'a jamais voulu d'elle et il a été forcé de la reconnaître. Il paie le minimum pour elle et sa mère. »
C'était horrible ce que disait
Anna. Je compris que
Zaahnie et
Anna haïssaient profondément
Samantha. Et je pense que la raison de
Zaahnie cachait autre chose.
Samantha n'était peut-être pas aussi sympathique qu'elle en avait l'air.
Zaahnie agita sa main devant moi :
« Tu aimes
Samantha?
-Non, répondis-je.
-Bien. Considère que tu as des amies maintenant. »
Zaahnie me sourit et s'assit à côté de moi.
Anna s'assit à la table à côté et bientôt une fille s'assit à côté d'elle. La nouvelle venue s'appelait
Ingrid et elle haïssait autant
Samantha que les deux autres. Elle avait un visage d'ange avec des cheveux de velours bruns et ses paupières tombaient sur ses yeux de biches verts lumineux. Le professeur arriva et nous fit un discours de bien venue et passa à son cours. Durant les deux premières périodes,
Zaahnie n'arrêta pas de me parler et je lui répondais. J'étais contente d'avoir rencontré aussi facilement des filles.
Zaahnie était drôle et un peu autoritaire. Dès qu'on prononçait le prénom de
Samantha devant elle, elle se fermait comme une coquille et devenait amère. La pause arriva rapidement et
Zaahnie rangea ses affaires. Je l'imitai. Anna me prit le bras :
« On a fini pour aujourd'hui. Tu viens chez moi ? »
J'acquiesçai. Je me doutais bien qu'on allait sécher les cours, mais je ne voulais pas les décevoir. Elles étaient mes nouvelles amies.
...J'ai passé tout le reste de la journée chez Zaahnie avec Anna et Ingrid. On s'est bien amusée. On a parlé mode, maquillage, garçons...Ingrid est la plus douce et celle en qui on peut avoir confiance, Zaahnie est celle qui dirige tout et Anna est celle qui connaît tous les derniers potins. Elles sont toutes les trois drôle et un peu égoïstes. Je sens que je ne vais pas m'ennuyer avec elles. J'ai « souper » chez Zaahnie et le chauffeur d'Anna m'a ramené avec Ingrid. Je suis rentrée tard, et malgré tout, j'ai trouvé Sam, Tom et Bill dans la cuisine. Ils m'ont salué, mais je les ai ignoré
Tu ne peux haïr ce que tu ne vois pas. *L'ijime est une manière d'harceler et de brimer les élèves différents des autres.
Trop d'éducateurs japonais considèrent l'ijime comme un rite d'initiation adolescent nécessaire.
Psychologiquement, c'est très dur à supporter...
Beaucoup de personnes victimes d'ijime ont trouvé la délivrance dans le suicide.
Pour mieux comprendre : Je vous laisse un article après ce chapitre que j'aurai copié d'un skyblog sur le Japon. Je laisserai l'adresse.
Je ne sais pas quoi penser de ce chapitre...qu'est-ce que vous en pensez? Je devrais l'écrire autrement ?Pix.Harajuku***